Il y a une communauté francophone (environ 1200 personnes) très active au Yukon. Nous avons déjà eu l’occasion de rencontrer des Acadiens, beaucoup de Québécois, des Français, des Chtimis et quelques Suisses. L’association Franco Yukonnaise (AFY) subventionnée par le gouvernement assure une aide (pour trouver logement, emploi etc…) aux nouveaux francophones du Yukon. Une trentaine de fonctionnaires y travaillent. Ça fait beaucoup de monde pour nous aider. Nous avons l’impression que les Francophones du Yukon sont mieux servis ici qu’au Québec.
Ils fêtent même a notre grande surprise le 14 juillet le 17 juillet (voir ci-dessous)
Nous concernant nous avons préféré fêter le 14 juillet le 14 juillet chez Annie (que nous connaissons depuis peu de temps grâce a Olivier). Annie nous avait gentillement préparé une spécialité de sa région : une délicieuse tourtière du lac Saint-Jean. Ci-dessous la vidéo de cette belle soirée.
Et pendant ce temps il y a du monde au balcon à l’ambassade de France sur la rue Boyer a Montréal :
Cet après-midi je suis allé déposer mon CV chez un employeur en informatique au centre-ville. Je suis arrivé dans le hall et j’ai demandé si je pouvais parler à Jason (il s’agit du directeur, j’avais entendu parler de lui). La secrétaire a eu à peine le temps de me répondre qu’une porte s’est ouverte, c’était Jason. Il me regarde et me lance en anglais, “Hey salut, Romain ?”. J’en ai eu le souffle coupé. Je n’avais même pas dit mon nom encore. Je lui ai tout de suite demandé comment il savait qui j’étais. Il m’a répondu qu’il avait entendu parler qu’un informaticien avec un accent français cherchait du boulot en ville. J’étais content de savoir que je commençais à être connu au Yukon. Ensuite, ce très sympathique Jason m’explique que je devais être le seul développeur web dans un rayon de 800 kilomètres et qu’il n’avait rien à me proposer malheureusement. Il m’a donné le nom d’un ami à lui (David) qui rechercherait peut-être du monde dans mon domaine. Quelques minutes plus tard je me rends chez David. Sa compagnie se trouve dans une des plus grandes tours du centre-ville (2 étages) au-dessus du dentiste de Whitehorse. Cette fois-ci, c’est David qui a eu le souffle coupé en voyant mon CV. Il lance à un collègue : “Il y a un informaticien en ville et tu sais quoi ? Il a des diplômes”. Et voyant que le conversation était tournée vers l’humour, je réplique à mon tour pour “Et tu sais quoi ? Il habite au camping”. David me recontactera d’ici quelques semaines peut-être…
Ce soir nous faisons du “house sitting”. Nous laissons l’emplacement 32 de notre camping pour aller vivre deux semaines dans une cabane isolée dans la forêt. Il n’y a pas d’eau courante, mais il y a…. internet haute vitesse. Je n’avais pas bien compris au début, je me demandais comment cela pouvait être possible. Bon c’est vrai qu’en ce qui me concerne je préfère ne pas me laver mais pouvoir naviguer sur l’autoroute de l’information (Marion c’est l’inverse, chacun ses priorités). Nous sommes à Robinson à 10 kilomètres au sud de la jonction entre la Alaska Highway et la Klondike Highway en pleine forêt.
Une amie d’Olivier (Wendy que nous n’avons jamais rencontrée) nous laisse donc sa maison pour cette période. Le house sitting est un concept entré dans les mœurs dans les pays anglo-saxons qui consiste en un échange de service entre particuliers.
Fonctionnement: Un propriétaire, devant quitter son domicile pour une période donnée (souvent pour des vacances) le confie à un house-sitter. Celui-ci, en échange de l’hébergement, s’y installe pour la période, y assure un minimum de présence rassurante et d’entretien courant, et prend en charge le ou les animaux du propriétaire. Dans notre cas il s’agit de s’occuper de deux superbes chats yukonnais (Baz et Griffin).
Je viens d’envoyer aujourd’hui mon premier CV (merci Marie pour ton aide concernant la traduction en anglais). A Whitehorse, il est possible d’apporter son chien, son furet ou sa tarentule au travail (voir annonce ci-dessous). On m’a conseillé de ne pas m’habiller trop bien pour les entretiens (c’est louche de venir avec une chemise, ou pire une cravate). La conseillère en emploi nous a simplement conseillé de prendre une douche, et de ne pas avoir de terre sur les vêtements. D’ailleurs cette façon de faire nous arrange bien, car il n’est pas facile de repasser des chemises dans le camping où nous avons élu domicile pour le moment. Il est courant d’apporter directement son CV aux employeurs en main propre.