Vive le québec libre
Romain February 14th, 2008
Un peu de politique, ca faisait longtemps. Cette fois-ci j’ai essayé d’écrire sur la politique au Québec. Je ne risque pas de me faire beaucoup d’amis au parti Québécois.
Oui nous le savons tous dans un Québec Indépendant :
- La pauvreté va disparaître.
- La population Québécoise va arrêter de vieillir.
- Nos impôts seront bien utilisés.
- Les subventions pleuvront.
- L’argent envoyé au Fédéral va nous revenir comme par magie.
- Les milliers de fautes d’orthographe dans les textes publiés par le gouvernement du Québec vont disparaître.
Dormez tranquille, le Parti Québécois pense à votre place. La pensée unique s’est répandue partout au Québec.
Cette pensée unique a créé un parti unique pour représenter tous les Québécois : Le Parti Québécois !
Les extrémistes (droite et gauche) qui forment ce parti n’ont qu’une idée en tête, assouvir leurs fantasmes idéologiques.
Pour les extrémistes de gauche il s’agit de se construire un état providence dans lequel une poignée d’intellectuels décidera pour les autres de ce qu’ils considèrent comme le bien et le mal pour la collectivité (au détriment de la liberté individuelle).
Ils ont réussi à faire croire à la population que l’identité québécoise et l’état providence ne formaient qu’un.
(A tel point que le démantèlement de l’État social par Jean-Charest est maintenant perçu, comme une attaque à l’identité québécoise.)
Pour les extrémistes de droite, ce n’est pas mieux leurs slogans pourraient se résumer à «le Québec aux Québécois de souche», «Le peuple fondateur d’abord». Les mots en disent long…
Le PQ a depuis des générations répandu la peur au sein de la population, car un peuple qui a peur est facilement séduit par les idéologies politiques.
Mais malheureusement Ils ont ainsi façonné une culture de perdants chez les Québécois qui se complaisent maintenant dans le défaitisme.
Peur du libre-échange, peur de l’encerclement anglophone, peur des immigrants, peur de disparaître. Peur d’avoir peur ? Ce sentiment est rarement un sentiment collectif qui fait avancer les peuples.
Et lorsqu’un peuple a peur, il s’affaiblit, il ne cherche plus a se battre mais il cherche un bouc émissaire ou un responsable synonyme de tous ses malheurs sur lequel il pourra se reposer et ainsi avoir à éviter de se remettre en question.
Ils ont inventé le syndrome du « C’ta cause de» pour ne pas avoir à réfléchir à des solutions qui vont en dehors du dogme de l’idéologie.
Les élites Québécoises, et les médias n’assument plus leur rôle de propager au sein de la société une langue de qualité et un esprit critique. Dommage.
Les Québécois partent dans des guerres de diversions stériles contre ces prétendus ennemis extérieurs, qui s’appellent “le fédéralisme”, “la mondialisation”, “les anglos”, “les riches” etc…
Mais en fait, les adversaires des Québécois sont à l’intérieur: c’est eux-mêmes.
Les Québécoises semblent avoir laissé tomber le combat (sauf peut-être pour demander des subventions à Ottawa, ou pour se grouper en associations de BS).
Avant de penser a l’indépendance, délivrons-nous déjà de ces extrémistes souverainistes nostalgiques tournés vers le passé qui n’ont rien d’autre à proposer qu’un modèle de gauche dépassé, ou du nationalisme nauséabond.
Il faudrait un sursaut collectif au Québec. Moins d’état, moins d’idéologie, plus de pragmatisme, plus de liberté pour tous. C’est peut-être ça la vraie indépendance ?
- Actualités
- Comments(0)