Les péages à Montréal
Romain March 4th, 2007
Je suis passé par hasard au journal TV hier, le journaliste m’a demandé mon opinion concernant le fait de mettre en place des péages sur les ponts pour venir en voiture sur l’ile de Montréal.
J’ai l’air méchant (j’étais stressé), d’ailleurs ils ont coupé au montage ma dernière phrase “Casse toi pauvre con” (je plaisante)
Je suis fier de payer des impôts. Mais j’ai fait un choix économique et écologique en choisissant le métro à la place de la voiture.
Je n’impose pas aux autres de me payer mon ticket de métro (qui sert à l’entretien du réseau de transport en commun), alors pourquoi on devrait me forcer à payer l’entretien des ponts via mes impôts ?
Cette méthode serait un très bon moyen d’allier libéralisme et écologie. Ceux qui veulent utiliser les routes les paient et ceux qui ne s’en servent pas ne les paient pas.
Pour la régulation du trafic, un moyen plus efficace et moins polluant que le feu rouge : la loi de l’offre et de la demande : Aux heures à haut trafic, on augmente les tarifs pour venir en ville, et aux heures creuses, on les baisse. Résultat : une circulation fluide, moins de moteurs qui tournent pour rien, des trajets plus rapidement faits, moins d’émanations de Co2, des économies d’essence et d’impôt pour tout le monde. Et finalement : des rues moins encombrées plus agréables pour les piétons et les vélos sans avoir à légiférer.
Martin Masse, un des chefs de la pensée libérale du Québec fait des commentaires sur cet article
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- Comments(4)
Oui.
On peut ajouter aussi: pollueur, payeur.
Car il faudra bien un jour payer pour toute cette pollution.
>> Je n’impose pas aux autres de me payer mon ticket de métro
C’est faux. Les automobiliste payent le transport en commun via les immatriculations et la taxes sur l’essence. Tu as de plus une déduction d’impôt pouir le transport en commun. Tu factures donc à la collectivité ton utilisation du transport en commun.
>> (qui sert à l’entretien du réseau de transport en commun),
Oui ce n’est qu’une fraction du coût.
>> alors pourquoi on devrait me forcer à payer l’entretien des ponts via mes impôts ?
La majorité des coûts pour le transport en commun est encore payé à mon avis par les impôts (Le métro de Laval et les dépassement de coût en sont un bon exemple)
Ma principale critique sur le péage est la nécessité d’investir pour percevoir le péage en tant que tel. Il serait intéressant de voir pour le transport en commun le coût de perception des péages.
Pour limiter la circulation il y a déjà la taxe sur l’essence, l’immatriculation le coût de l’assurance et les frais de stationnements. Je vois pas la pertinence d’ajouter une 5eime méthode. Il faut travailler avec les 4 autres déjà en place.
J’ai remarqué qu’en Amérique du Nord en général le réseau autoroutier était bien moins entretenu qu’en France. Si c’est à cause du manque de péages alors ce serait une bonne solution pour vous d’en instaurer un surtout qu’au Québec les routes doivent être vites âbimées par la neige.
C’est un choix de vie.
Au Moyen-Age en France, on payait une taxe au seigneur à chaque fois qu’on traversait un nouveau domaine. La modernité me semble-t-il c’est la libre circulation.
Le ticket de métro ne représente qu’une partie du coût du transport, en tout cas en France. Ce qui ne l’empêche pas d’augmenter rapidement.
Perso je suis contre les péages, et plus encore contre la privatisation des routes et autoroutes. En France les autoroutes viennent d’être privatisées, alors qu’il n’y a pas de concurrence sur ce marché. Résultat, ce sont des intérêts privés qui font une marge opérationnelle de 21% sur mon dos quand je prends l’autoroute. C’était déjà plus que discutable quand l’Etat en était le bénéficiaire. Là c’est révoltant.
Pour des autoroutes gratuites donc, avec une forte incitation au ferrouttage, pour éviter la dégradation de ces axes par les poids lourds qui traversent l’Europe. Quid du frêt aujourd’hui au point mort ? (Marion, des news là-dessus ?)
De manière générale il faut fixer une limite entre ce qui doit être géré par l’individu et ce qui doit l’être par l’état. Tout l’un ou tout l’autre ne peut fonctionner. Et on ne parle ici que des routes…